Les manuscrits médiévaux
présentent 3 types d'enluminures : la lettrine, le décor,
et les illustrations.
Avec la diffusion de l'imprimerie, au XVIe siècle, les techniques doivent
s'adapter et les illustrations sont substituées par des xylographies
(gravures sur bois)
L'invention des machines typographiques,
au début du XIXe siècle, remplaça la composition manuelle
qui avait prévalu aux premiers temps de l'imprimerie. Aujourd'hui,
la composition des textes est assurée de façon hautement automatisée,
en faisant appel à des programmes informatiques. Ces logiciels assistent
le typographe dans le choix des tailles et des polices de caractères,
régulent l'espacement, la justification, la pagination et le formatage
des textes.
Automatisation et compatibilité des systèmes s'améliorent
en permanence, ouvrant la composition typographique au grand public. Ainsi,
les documents élaborés sur simple traitement de texte, par exemple,
peuvent être lus par les équipements de composition professionnels,
et leur impression préparée selon les desiderata du typographe
.
Une véritable révolution
a bouleversé la typographie à la fin des années 1980
: la publication assistée par ordinateur ou PAO.
Grâce à des coûts de plus en plus réduits et des
mémoires de plus en plus puissantes, les ordinateurs personnels —
conçus à l'origine pour le traitement de texte
— sont aujourd'hui capables de livrer des documents d'une remarquable
sophistication.
Lorsque ces documents sont préparés avec un logiciel adéquat,
il est possible de créer une mise en page complexe, de choisir une
police de caractères parmi des centaines d'options différentes
et d'agencer et de modifier les documents à volonté.
Une fois le document mis en forme par le rédacteur ou le dessinateur,
l'ordinateur en effectue la préparation électronique en vue
de sa transmission à une imprimante. Cette préparation électronique
s'effectue à travers un langage de description de page ou PDL. Ce PDL
fournit des instructions très précises au laser, qui imprime
les caractères avec une résolution qui dépasse souvent
300 dpi.
Ainsi un ordinateur personnel peut livrer une composition d'excellente qualité.
En outre, il permet d'exercer un contrôle total à la fois sur
la mise en page, sur la typographie, sur le graphisme et sur l'impression
d'un document.
Aujourd'hui, les clivages traditionnels entre les divers domaines des arts
graphiques ont donc de plus en plus tendance à s'estomper.