HISTOIRE DE L'ECRITURE
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Le Néoclassicisme
apparaît vers la fin du XVIIIème siècle pour prendre fin
aux environs des années 1830. Il occupe presque toute l'Europe du Nord
et atteint rapidement l'Amérique.
Il se caractérise par le retour aux formes gréco-romaines.
Plus qu'un simple regain d'intérêt pour l'Antiquité classique,
le néoclassicisme était lié aux événements
politiques de l'époque. Les artistes cherchaient tout d'abord à
substituer à la sensualité qui émanait du style
rococo un style simple, solennel et moral dans le choix de ses sujets.
C'est d'ailleurs le néoclassicisme qui fut retenu
comme art officiel par les nouvelles républiques issues des révolutions
américaine et française parce qu'il était associé
à la démocratie de la Grèce antique et de la République
romaine. La Rome impériale devint un modèle sous Napoléon
Ier mais, avec l'émergence du mouvement romantique, ce style fut peu
à peu abandonné.
Le centre de la peinture néoclassique se trouvait à Rome où
de nombreux peintres expatriés s'étaient regroupés autour
de l'historien d'art allemand Johann Winckelmann. L'Allemand Anton
Raphael Mengs, l'Écossais Gavin Hamilton
et l'Américain Benjamin West en faisaient partie.
Entre 1760 et 1765, Hamilton, qui était également archéologue
et marchand d'art, réalisa cinq tableaux inspirés par l'Iliade
d'Homère. Pour créer ses personnages, il s'inspira des statues
anciennes. West, quant à lui, travailla à Rome de 1760 à
1763, et ses toiles furent nettement marquées par son séjour
en Italie.
Les mêmes tendances se retrouvent dans les premières œuvres
du Français Jacques Louis David, l'un des chefs de
file de la peinture néoclassique. Avec le Serment des Horaces (1784-1785,
musée du Louvre, Paris), il célèbre le thème du
patriotisme stoïcien.
