A
Paris, la fin du XIXème siècle est exceptionnellement féconde
en artistes, spécialement en peintres.
Pour se réaliser et se distinguer professionnellement, l'artiste du XIXème
siècle doit passer par la capitale française et de nombreux étudiants
se découvrent de soudaines "vocations" confondant leurs familles.
Malgré les drames sociaux analysés par les écrivains réalistes,
Zola en particulier, la classe moyenne parisienne a les moyens pour maintenir
les milliers de peintres qui exposent chaque année dans le "salon".
D'ailleurs, Zola est le critique qui promeut le controversé mouvement
impressionniste. Il est l'ami de plusieurs membres du groupe, intime
de Manet, et il se considère le frère de Paul
Cézanne avec qui il soutient une correspondance étroite
jusqu'à la publication de "L'Oeuvre".
L’impressionnisme désigne cependant moins une
école à proprement parler qu’une tendance qui a entraîné
derrière elle toute une génération d’artistes et
ouvert la voie aux révolutions stylistiques du début du XXe siècle.
C’est au titre d’un tableau de Claude Monet, Impression
soleil levant (1872), que l’impressionnisme doit son
nom.
Rassemblés initialement autour de Manet, les peintres
Renoir, Cézanne, Pissarro, Sisley, Degas et bien d’autres
veulent fixer l’impression ressentie devant une nature, un paysage urbain,
fugace et insaisissable : eau, brume, ciel d’orage, lumière diffuse,
fumées d’usine… Les formes échappent à la rigidité
du dessin, laissant tout son pouvoir d’évocation à la couleur.
Claude
Monet, La Pie, Effet de Neige
Des
peintures rupestres à l'art numérique
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