Le Dadaïsme
surgit après les destructions de la Première Guerre Mondiale.
Il défend une attitude négative pour tout ce que produit la
civilisation belliqueuse que contemplent les artistes du groupe "Dada".
Dada est la négation de la transcendance. Le mot dada,
en français, appartient au langage infantile et signifie "cheval";
mais pour les artistes qui fréquentent le café "Voltaire"
à Zurich entre 1915 et 1922, dada est n'importe quoi.
Issu d’une rupture avec
le mouvement Dada en 1922, le surréalisme
était à l’origine un projet essentiellement littéraire,
mais fut rapidement adapté aux arts visuels (la peinture, la sculpture,
la photographie, le cinéma).
C'est en 1924, avec l'écrivain français André
Breton et son manifeste surréaliste, que
le Surréalisme devient un mouvement.
Selon la définition qu'il en donne, le surréalisme
est un « automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer,
soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière,
le fonctionnement réel de la pensée ». Il s’agit
donc d’une véritable « dictée de la pensée
», composée « en l’absence de tout contrôle
exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique
et morale ».
Le surréalisme dans les arts plastiques prolongea
une tradition picturale où la rêverie, le fantastique, le symbolique,
l’allégorique, le merveilleux et les mythes ont une part importante.
L’onirique, le choc visuel produit par la juxtaposition d’images
ou d’objets incongrus, mais toujours agencés dans une production
signifiante, sont l’un des fondements de la poétique surréaliste.
Dès 1924, Max Ernst, Jean Arp et
Man Ray adhérèrent au mouvement. Ils furent
rapidement rejoints par André Masson et par Joan
Miró. Parmi les derniers adhérents du groupe figurent
encore l’Américain Yves Tanguy, le Belge René
Magritte, le Suisse Alberto Giacometti, ainsi que
le peintre espagnol Salvador Dalí, qui rejoignit le
mouvement surréaliste en 1930.